Mardi 23 mai 2006 :3ème étape : Castillon en
Couserans … Luz Saint Sauveur
159 km et 4259 mètres de dénivelé positif
Et bien voilà ! nous y sommes cette fois ci.
C’est L’ETAPE de notre raid …
La grande et terrible étape.
Celle que tout le monde attend et redoute, celle que tout le monde espère affronter tel le défi à ne pas manquer, celle dont on parle depuis des semaines, que tous
se sont jurés d’effectuer dans son intégralité, enfin l’étape à ne pas manquer.
L’étape de rêve …
Et pourtant …
Le réveil est plus pénible que les jours précédents. Les muscles sont endoloris, et la fatigue, signe d’une récupération ralentie, se fait sentir. Normal :
c’est notre troisième jour de vélo et en général celui où les efforts consentis les jours auparavant se traduisent par une fatigue musculaire et mentale accrue. On tente de se ressourcer, mais le
temps à l’extérieur n’a fait que se dégrader. Ce n’est pas pour remonter le moral des troupes. Certes il ne pleut pas, mais le sol détrempé est la preuve d’une averse récente.
Petit déjeuner copieux, et ça c’est bien, car la journée s’annonce longue et pénible. A table, la discussion s’articule essentiellement autour des difficultés de
l’étape, des enchaînement de cols, enfin de ce qui nous attend dans la journée.
On fait le point sur les forces en présence, et là " ô surprise ". La fatigue, la pluie, les difficultés du parcours etc … font que certains prennent
l’option de partir dans la camionnette dans l’espoir de pouvoir faire la fin de l’étape pour passer le terrible mais mythique col du Tourmalet. En ce qui me concerne, je passerais à mon grand
désespoir la journée complète dans la camionnette car la pluie glaciale de la veille dans le col de la Core m’a déclenché quelques problèmes articulaires. La mort dans l’âme je ne partirais donc
pas avec les copains. Il reste encore de belles étapes. Il est plus sage de faire ainsi.
Les forces au départ de Castillon en Couserans sont les suivantes (écoutez bien, il va falloir suivre. Le balai des va et
vient va être incessant !) . Quatre mousquetaires qui y croient au départ du gîte :
Jean Michel (qui sera celui qui ira le plus loin dans l’objectif de la journée), Sébastien, Super Mario, et Patrick. Dans
la camionnette " Pezza-Cardo " le reste : Charly, Fred, Dimitri, Jacques et moi même Wilfrid.
Le groupe démarre sous un ciel menaçant, mais sans pluie dans un premier temps. Groupés et soudés, décidés à en découdre,
nos quatre gaillards engrangent les km. Succession de plat et de petites montées jusqu’à St Lary nous permet l’accès du Portet d’Aspet. Montée collégiale au train. 4 km relativement faciles sans gros
pourcentage, puis les 2 derniers plus difficiles avec des passages approchant, dépassant même les 10%.
Le sommet est en vue. OUF. Ca fait du bien. Nous venons de passer en
Haute Garonne. Sébastien, comme il le fera tout au long de la journée aujourd’hui, a décidé de se substituer à toutes les descentes. Les descentes sur le sol humide ne sont pas sa tasse de
thé ! Balais incessants …
Petit regroupement et nous nous jetons dans la descente célèbrement dangereuse du Portet d’Aspet. Par ce coté là, c’est une descente
très technique, semée d’embûches, bordée de blocs de pierres, où les virages serrés et les passages à 17% se succèdent sans répit. L’attention est d’autant plus grande que la route est mouillée
et requière toute la vigilance de nos descendeurs.
Là un arrêt s’impose …
Nous nous recueillons devant la stèle érigée au nom de Fabio Casartelli, mort sur les routes du Tour de
France le 17 juillet 1995.
Souvenirs et images mythiques d’un jeune et prometteur champion italien mort en direct sur les télévisions françaises… Emotions …
L’émotion se lit sur les visages. Ici Jacques
et Jean Michel.
Pas de commentaires. L’image parle d’elle même …
Photos souvenirs également et nous repartons. Ce n’est pas le moment d’attraper du mal ! En bas de la descente, on
tourne à droite (Sébastien est remonté sur son vélo) et on attaque directement le col de Mente.
Ce col est agréable malgré sa difficulté (6.5% moyen mais quelques portions à 10.5%). Il est long
de 10 km et présente la particularité d’avoir un revêtement parfait, ce qui n’est pas pour déplaire aux jambes endolories de nos 4 courageux. Si la montée se fait " groupire " sur les 2
premiers tiers, les forts pourcentages du haut font tout naturellement exploser le groupe.
Ici dans l'ordre d'arrivée en haut du col de Mente, Jean Mi
et Sébastien
En haut du Mente, ici c'est super Mario qui en
termine.
Regroupement général, état des troupes, ravitaillement et projet de départ dans la vallée…
Descente acrobatique et agréable sur une portion routière enfin sèche. Ce sera la seule de la journée ! Virages enchaînés
rapidement, nos 4 compères se lâchent et prennent enfin du plaisir. Arrêt de la camionnette à Saint Béat. Ravitaillement pour ceux qui en ont besoin, récupération des coupe vents et autres gants
d’hiver. Sébastien remonte sur son vélo et Dimitri se met en piste. Patrick est à deux doigts de descendre, mais il continue comme pour accompagner au courage ses copains d’aventure encore et
encore un peu plus loin.
On sort donc de St Béat pour s’engager sur une route légèrement vallonnée
pendant 4 km. Le regroupement s’effectue sauf pour Dimitri qui a décidé de prendre un peu d’avance en prévision des difficultés à venir. Dimitri
devant donc et derrière notre " peloton " de guerriers comprenant Jean Michel, Sébastien, Super Mario et Patrick. Un virage à gauche et on commence la longue montée vers Bagnères de
Luchon, longue de 16 km avec ses 4% moyen. Cassant, usant, pas de répit, c’est le mental et bien sur le courage qui commence à parler. Et pourtant nous venons à peine de dépasser les 50 km dans
cette étape ! Quelle galère ! Mais jusqu’où vont ils aller ?
La camionnette, après avoir donné ses encouragements aux membres des deux groupes, fonce vers Bagnères de Luchon. Après un
savant calcul de " on y va, on n’y va pas, et si on part maintenant on va basculer devant eux, oui, non, combien de minutes
d’avance et oui et non … ", c’est le oui qui l’emporte. Fred et Jacques ont pris la décision de partir du pied
du col du Peyresourde.
Ils partent derrière Dimitri qui, avec son avance confortable, va même réussir à passer en tête en haut du
col.
Bel exploit et beau calcul ma foi. Il en sera de même pour Jacques et Fred qui, tout comme Dimitri, partiront devant le groupe " Jean Michel " dans la
descente, car ils espèrent pouvoir commencer la montée du col d’Aspin devant celui ci. Il faut dire que cette montée du Peyresourde aura été terrible par le froid qui a fait son apparition et
surtout par la pluie qui va accompagner maintenant les coureurs jusqu’à la fin de l’étape.
Jean Michel et Mario dans le " Peyresourde ". Jean
Mi aura marqué le respect dans cette étape. Là, il est encore frais et dans la plénitude de son potentiel physique et mental. Son sourire et son regard en disent long sur sa volonté de mener à
bien le défi qu’il s’est fixé. Mais il reste 80 bornes à effectuer à ce moment précis du récit dans des conditions climatiques épouvantables. Aspin, Tourmalet, la Mongie … encore…
RESPECT ! ! !
Ici, toujours dans le Peyresourde, le
froid, la pluie, Tintin notre guerrier de service monte l'exemple au courage
En haut du col, la température avoisine les 3°et, là, personne n’attend plus personne maintenant. C’est vitale pour la survie ! Jacques et Fred partent
finalement en tête de nos différents groupes. Puis Dimitri (qui se ravitaille et prend ses vêtements d’hiver) concède quelques petites minutes au groupe
Jacques et Fred parti devant, et précède de 8 mn environ encore le groupe Jean Jean.
Jean Mi se couvre et se ravitaille. Il semble souffrir d’un début de fringale. Je lui donne de quoi se restaurer. Il se
jette ensuite dans la pente. Sébastien, lui, monte dans le " bus à impérial ", évitant la descente. Patrick et Super Mario font comme Jean Michel : ravitaillement, protections
vestimentaires et se lancent dans la descente.
Mais qu’elle fut fatale pour tout le monde cette descente. Non pas qu’elle est dangereuse. Non ! Malgré le sol détrempé et une chaussée glissante, les coureurs
de la TSF sont maintenant aguerris à ce genre de situation et font attention. Mais c’est le froid terrible et congestionnant du vent et de la pluie glacée, qui transit tout le corps de nos
courageux maintenant. Les doigts ne répondent plus. Les bras, puis les jambes et enfin tout le corps se mettent à trembler. Décidément cette étape devait être dantesque. Elle fut apocalyptique.
Nous fonçons moi et Charly vers Arreau pour être présent lors du passage de chacun.
passage à Arreau du groupe Seb, Super Mario et Jean Michel
Dimitri, le premier, décide de faire peau neuve et arrête l’étape. Comme les autres il est transis de froid. Fred, lui,
s’est fixé l’objectif d’aller au bout. Il prend des gants chauds et secs et repart en tête de notre escadrille avec une volonté d’enfer. Il en est de même pour notre valeureux Jacques, qui
emboîte à quelques encablures " El Grande Fredérico ". Sébastien remonte sur son vélo encore une fois (ce sera la dernière de la journée), Super Mario écoute mes conseils et s’arrête
également. Il porte sur le visage les traits et les stigmates de quelqu’un qui vient de souffrir au plus profond de lui même. Il tremble de partout. La mort dans l’âme, il s’arrête
également.
Puis finalement c’est au tour de Patrick un
peu plus loin, de mettre la flèche pour les mêmes raisons. TROP c'est TROP
!!!
C’est une hécatombe ! J’ai mal pour eux. Je fixe les vélos sur la remorque, je leur donne des vêtements secs et chauds, leur propose ravitaillement, manger, à
boire, j’essaye, je tente de leur donner un peu de réconfort … Je ne sais vraiment plus quoi faire. Sensations terribles d’impuissance … Nous venons tout juste d’atteindre les 100km. Mine de
rien, il reste encore 59 km avant Luz saint Sauveur, notre ville étape de ce soir. La pluie redouble d’ardeur comme pour tester encore et encore les trois derniers survivants de cette étape. La
température extérieure est glaciale. Du camion cela semble devenir inhumain. On aimerait que tout s’arrête et cesse pour ceux qui sont encore sur leur vélo. Mais le " show " continu, car s’en est un ! Montée du col d’Aspin, un col qui semble ne pas être trop difficile avec ses 6% moyen.
Mais qu’est ce que la difficulté dans des conditions pareilles ? Fred, d’abord,
Fred, avec un coup de chausson qu'on ne lui connait pas, est entrain
d'avaler le col d'Aspin
puis Jacques (sacré lascar celui là aussi), puis Jean Michel et Sébastien passent détrempés, emmitouflés, transis de
froid malgré l’effort, les traits tirés, avec pour objectif insoupçonné de réussir le défi.
En fait, à ce stade de l’étape, seul Jean Michel est en passe de réalisé
l’ EXPLOIT.
Il est le seul à avoir parcouru la totalité de la distance depuis ce matin, et ce, malgré les
éléments. Fred et Jacques sont carrément étonnants, se dépassant sans compter dans ce final de folie, et gravissent ce col avec une ténacité et une hargne insoupçonnée. Pour Fred : que de
différence avec le Fred des Alpes ! Il est mentalement beaucoup plus fort. Au sommet du col, un arrêt à peine perceptible, un ravitaillement furtif, et le voilà entrain de tenter la
réalisation de ce qui était son objectif inavoué : passer le terrible et mythique col du Tourmalet.
Derrière Jacques arrive, puis Jean Michel et Sébastien. C’est l’heure des décisions. Le mental et l’expérience va
maintenant parler. Jean Michel et Jacques se restaurent, vêtus de gants d’hiver et de leurs goretex bien identifiables et se lancent dans la descente vers Sainte Marie de Campans. Sébastien,
lui , décide de ne pas faire la descente et monte une fois encore dans la camionnette. Ce coup ci, cela lui sera fatale. Il ne se remettra plus sur son vélo aujourd’hui. Dans le haut de ce
col, Dimitri et Tintin mettent la flèche transis par les intempéries, bouffer par la fringale et le manque de forces ... Respect les gars , respect… Vraiment !
13 km de descente dans le froid et sous la pluie, on se demande où va s’arrêter le courage de Fred, Jean Michel et Jacques un peu plus à l’arrière. Dans la
camionnette le manque de visibilité montre que le plafond nuageux est nettement descendu. Cela n’augure rien de bon pour le Tourmalet et la Mongie. Changement de direction.
A Sainte Marie de Campans, à gauche toute et nous voici à l’heure du verdict. Les panneaux indiquent le sommet du col du Tourmalet à 17 km. Une montée
dantesque, de folie, de souffrance, d’abnégation, de courage, de mal, de bien, de découragement, de remise en cause enfin un mélange de tout ce que l’on peut ressentir sur un vélo dans des
moments pareils. 17 km pour monter à 2115 mètres, un pourcentage moyen de 7.5% et des passages hallucinants et incroyables dans la Mongie entre 12 et 13.5%.
La pluie du bas commence à se transformer. La neige fondue claque sur le pare brise. Nous naviguons entre Jacques, Jean
Michel et Fred pour les aider moralement mais on ne peut rien faire sinon les encourager. En plus du relief, le vent à dominante ouest, gène
considérablement nos coureurs qui n’ont vraiment pas besoin de cela ! Leurs efforts marquent vraiment le respect. Plus on monte, moins on parle dans le " bus ". Les conditions
deviennent insoutenables. La neige tombe maintenant drue et on rentre dans les nuages qui nous cachent complètement la vue et le paysage. Les
cotés de la route se blanchissent très rapidement par la neige qui s’accumule. La température est proche de 0°. On entre dans la Mongie très soudainement. Les nuages denses nous ont caché les
immeubles que l’on voit à plusieurs km et de loin par beau temps (pas très élégants d’ailleurs dans un décor de montagne). Si l’effort est
total pour nos trois fous pédalants, le silence est d’or dans la camionnette. On ne sait plus quoi dire. Jacques est comme perdu dans les nuages, le regard dans le vide. La neige qui commence à tomber et tenir au
sol semble le désorienter. Jean Michel, lui, est comme scotché à la paroi. Il fait la grimace, c’est impressionnant. Il est dans un état second. Quoi de plus normal après ce qu’il vient de
déployer comme efforts et d’encaisser comme conditions climatiques depuis ce matin. Fred, lui, est incroyable. On le retrouve à la sortie de la Mongie se bagarrant avec sa machine d’un coup de
pédale heurté mais efficace, et avec un déhanchement qui en dit long. Il se bat comme un bougre le coureur venu du plat parisien.
Enfin nous arrivons au sommet du Tourmalet où la neige tombe vraiment fort. Température extérieur 0°. La route commence
vraiment à devenir dangereuse. Nous nous accrochons à un nuage, pris entre ciel et terre, devinant le vide à droite et ce qui reste de la route à gauche, en attendant avec impatience
Fred.
C’est fou ce que l’on peut se sentir seul dans des moments pareils. L’impression bizarre d’être nul part, accroché à un piton rocheux et de vivre une solitude
absolue! J'ai pensé très fort à ce moment précis à nos amis montagnards qui font des raids seuls ou à deux et qui régulièrement doivent ressentir ce genre de solitude. Il faut être fort
mentalement. Fred arrive. Il crie sa joie d’avoir vaincu… C’est beau à voir…
Fred dans la tourmente du TOURMALET. La manière avec laquelle
il a géré cette étape est exemplaire. C’est un cas d’école. Cette photo est vraiment à l’image de ce qu’aura été la transpyrénées pour Fred, avec l’objectif permanent de prouver aux autres et
surtout de se prouver qu’il était capable de passer la montagne avec brio. OBJECTIF ATTEINT !
Il a le poing levé vers le ciel. Je l’aide à descendre de son vélo. Etonnant, la première chose qu’il va me demander est
de prendre une photo de lui sous la stèle mythique de Jacques Godet. A la surprise générale, il demande ensuite ses gants d’hiver et un coupe vent, boit un petit coup et s’engage dans la descente
sans attendre Jean Michel. On ne s’attendait pas à cette réaction. Faut dire qu’il fait extrêmement froid. On le supplie de faire très attention car les routes sont devenues glissantes et très
dangereuses. Mais on essaye de se rassurer en se disant que Fred est un très bon descendeur.
Il donne quelques coups de pédales, prend le premier lacet à 10m de nous, et disparaît sous nos yeux, comme happé par les nuages et dans l’enfer qui lui ouvre ses
portes.
Peu de temps après, c’est au tour de Jean Michel de vaincre le Tourmalet. C’est une véritable délivrance pour lui. Le pauvre est vraiment " déchiré "
comme on dit dans le jargon. Il n’en peut plus. Ses traits sont tirés, son corps comme frigorifié. C’est à peine s’il peut ouvrir la bouche pour nous dire qu’il en arrête là, au sommet de ce col
qui l’aura obligé à aller bout et au plus profond de lui même. Il ne se sent plus assez lucide pour attaquer cette descente rendue extrêmement dangereuse et glissante par la neige. Ses mains
congelées ne répondent plus. C’est décidé, il monte dans le camion. Bravo Jean Michel d’avoir su dire au bon moment : " là s’en est de trop ".
Il part s’abriter, se changer et se mettre au sec, tandis que je fixe son vélo sur la remorque. A peine 6 mn derrière,
Jacques nous apparaît marqué, livide, mais très soulagé de cesser cette effort qu’il viens d’accomplir. Jacques s’arrête ! Quel exploit aussi! Bravo l’ancien! Il entre dans la camionnette se
changer, pendant que je fixe son vélo.
Nous sommes désarmé devant leurs désarrois communs. On essaye d’être à leur écoute, à leur demande … on se sent
IMPUISSANT !
On repart… La descente du haut du col se fait sous la neige et dans les nuages. Nous sommes pressés de retrouver Fred. Nous sommes inquiets. Il est seul. L’état de
la route nous oblige à faire une descente prudente. Nous sommes tous dans la camionnette et il ne faudrait pas que le pire nous arrive … Enfin, après
quelques km, la neige cesse doucement, les nuages semblent nous quitter par le haut comme accrochés au sommet. La vue se dégage. Mais toujours pas de Fred. Nous passons Barèges. Luz saint Sauveur
n’est plus bien loin. Nous espérons tous fort qu’il est arrivé avant nous. Luz… Virage, gauche, droite et … le gîte est devant nous. Posé contre le mur de notre " refuge ", on distingue
nettement le vélo de Fred. C’est un soulagement général. Nous sommes tous là. Et quelque part c’est bien cela l’essentiel après cette étape de folie !
Le gîte tout neuf, nous accueille les bras ouvert avec un confort de tout premier ordre que chacun de nous apprécie et va
mettre à profit. Quel bonheur ! Repos, détente, récupération, mais également séchage et nettoyage de vêtements, vérification des vélos. On a
beaucoup de place et l’accueil des propriétaires est formidable. Les chambres sont grandes. On s’y retrouve par deux ou trois ce qui permet une meilleure récupération que la veille. Et il va y en
avoir besoin. Demain on recommence …
18h20, nous descendons en ville pour nous restaurer. Pour manger devinez quoi ? Des pastas ! Repas convivial,
parties de rigolade, anecdotes du jour, et résumé d’étape au coin de la table …Les yeux brillent, et on sent bien que chacun est content d’avoir participer à la performance
générale.
On entre au gîte, où l’on nous promet une meilleure météo pour le lendemain. Les sourires reviennent sur les visages car visiblement peu sont prêts à recommencer la
même histoire, tellement ce fut dur !
Pour résumer l’étape et pour reprendre la phrase de Super Mario :
" … Dantesque cette journée et
elle le fut! Mais ce fut un défi apocalyptique où il aura fallu la somme des efforts de chacun pour arriver à bout de cette étape dans la totalité de sa distance et de sa
difficulté… "
Séance récup … compex … boules chinoises … dodo…
Rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr …………………………