la "ROUTE DES GRANDES ALPES" 2004
(puis à la suite, la "TRAVERSEE DES PYRENEES" 2006....)





LA ROUTE DES GRANDES ALPES 2004:
748 kms et 15875 m de dénivellé....



Un projet, une bande de bons copains, une même passion, l'envie de se surpasser et de repousser ses limites toujours un peu plus loin, un peu plus fort. Il n'en aura pas fallu plus pour ces 8 fous pédalants de la Tige de selle Fontenaysienne, un club Ufolep Valdoisien de région parisienne plus précisément, pour s'élancer sur le très difficile parcours de la Route des Grandes Alpes en juin 2004 où 748 kms et 15875 mètres de dénivelé positif les attendaient en 5 étapes.

Une aventure sportive et humaine d'où chacun s'est senti sortir plus fort qu'il n'en était entré. Ici nous je vous ferais découvrir la personnalité de ces huit fous pédalants, et ce que fut chacune de leur journée, leur joie, leur défaite, leurs bobos, leur doute, leur victoire... 

 Alors bonne lecture, et surtout faites nous savoir vos impressions sur ce raid dans les "commentaires".

LA ROUTE DES GRANDES ALPES : LE BILAN du raid 2004

Prélude…

 

   De gauche à droite : Bruno STENE, Wilfrid CORRE, Jacques DUMARQUEZ, Frédéric GUFFROY, Jean Michel BOURSEUL, Mario BIELLO, Christophe FERRY et Dimitri REPUSSEAU de la Tige de Selle FONTENAYSIENNE.

 

 Et voilà ! C’est fini…

L’euphorie est retombée, comme au matin d’une nuit où les rêves font place à la réalité du quotidien.Certes le réveil est dur, mais il est empreint d’une volute vaporeuse d’où se dégage la sensation d’avoir fait quelque chose de grand et de beau !

5 jours de bonheur exaltant envolés, mais gravés au plus profond de nos esprits et de nos cœurs. Des moments inoubliables, des images plein la tête, des paysages majestueux et grandioses, des anecdotes "à la pelle " et un périple à la hauteur de nos espérances et nos envies les plus folles.

5 jours fantastiques, où tous les sentiments qui peuvent être appréhendés dans notre sport se sont finalement révélés au grand jour : la souffrance physique et morale bien sûr, le doute, mais également la fierté et la joie d’y être, de participer et de partager des moments exaltants avec un groupe de copains extraordinaires, le courage et la volonté de se surpasser à chaque instant toujours un peu plus et tant de choses encore comme l’esprit de camaraderie et la solidarité exemplaire qui ne se sont jamais démenti du premier au dernier jour de notre aventure. Bravo les gars ! Nous revenons tous grandis d’une telle expérience, ça c’est sûr ! 

Tout cela nous ramène un an en arrière avec le projet d’une randonnée à travers les Alpes que MARIO nous soumet lors d’une réunion de club à Fontenay. Dépliants, photocopies et prospectus à l’appui, il était venu pour nous convaincre de la faire avec lui et de participer à une aventure humaine et sportive hors du commun. Il ne croyait pas si bien dire le fou parlant ! Dès lors, ce qui allait devenir "notre périple " se mettait en place doucement et allait mûrir petit à petit.

Au fil des semaines, sous l’impulsion de Super Mario et de ses certitudes sans faille, la Route Des Grandes Alpes Fontenaysienne 2004 prenait forme. Elle allait emporter avec elle, 8 fous pédalants (Mario, Jean Michel, Dimitri, Jacques, Christophe, Fred, Bruno et Wilfrid) prêts à en découdre sur les routes escarpées des Alpes, du Lac Léman à la Grande Bleue, avec un total final de 748 kms, 15875 mètres de dénivelé positif, 17 cols dont 5 à plus de 2000 mètres et seulement une vingtaine de kilomètres de route plate !

C’est le 19 juin 2004 que nous avons pris la route vers Thonon les Bains et les Alpes, point de départ de notre aventure : la Route Des Grandes Alpes 2004

 

de gauche à droite en commençant par le haut: Christophe FERRY (dit prof), Jean Michel BOURSEUL, Bruno STENE (l'angevin de service), Wilfrid CORRE (el cabrito votre narrateur), Frédéric GUFFROY (notre dévoué président), Dimitri REPUSSEAU, Jacques DUMARQUEZ, et pour terminer Mario BIELLO (dit Super Mario, l'instigateur du projet initial).

   

Samedi 19 juin, Thonon les Bains…   


 Dès notre arrivée l’accent est donné. Après un voyage prometteur tant l’ambiance est bonne, nous nous apprêtons à rendre visite à J.P. Guilloux, un ex de la TSF, qui est venu s’exiler sur les bords du Lac Léman pour gérer un restaurant. Son invitation n’est pas anodine et la soirée est à la hauteur de ce début d’aventure. Ambiance de folie, rigolade à n’en plus finir, musculation des "zygomatiques ", séances souvenirs de courses Ufolep, Bacchus (un vieux copain) est à table avec nous et tout se prête à la joie et à la bonne humeur. Une chose est certaine : nous sommes prêts psychologiquement à affronter les difficultés qui nous attendent ! En est il de même physiquement? L'avenir tout proche nous l'indiquera....

 

 

  Camionette et remorque chargées à bloc, la troupe s'en va de bon pas élayer les rocheuses Alpestres. L'ambiance est bonne dans le bus à impérial. Ici Kriss et Will dans leurs oeuvres.....   

                                         

 

 

1ère étape  Dimanche 20 juin : Thonon les Bains - Arèches, 142 kms et 3300 mètres de dénivelé positif… 

 

 

Thonons les Bains, Col des Gets (37kms), cluses (59 kms), col de la Colombières (79 kms), la Clusaz (92 kms), col des Aravis (99 kms), notre Dame de Bellocombe (114 kms), col des Saisies (126 kms), Arèches l'Alpage (142 kms)

Une bonne nuit de sommeil malgré l’excitation générale, est revenu nous ravigoter après l’excellente soirée que nous venions de passer chez Jean Paul Le Guilloux sur les bords du Lac Léman. Quelle superbe première soirée, pleine d’entrains et pleine de projets… pour une aventure humaine et sportive que l’on avait pensée, analysé, disséqué, et mis en œuvre ensemble pour que ce défi nous mène au bout de nos rêves.

Au petit matin, très vite la volupté de la veille nous quitte et nous ramène à la réalité du terrain. S’organiser pour la première fois, pour notre première étape, et se concentrer pour ne rien oublier : bidons, nourriture, les protections en cas d’intempéries, le casque, la fiche technique du parcours … Et puis devant nous, notre première belle journée sportive à accomplir. 4 cols sont au programme de la journée : le col des Gets, le col de la Colombière, le col des Aravis, le col des Saisies, plus la montée sur Arèches en fin de parcours. 142 kms avec 3300 mètres de dénivelé positif….. on ne peut pas dire que ce sera une petite étape !

Même si les bons réflexes ne sont pas vraiment encore de mise, l’organisation de départ se fait sans trop d’encombres et dans la bonne humeur. Gonfler les vélos, récupérer les bons bidons, vérifier une dernière fois et rapidement nos machines, le va et vient des valises dans la camionnette…. La joie et le bonheur de participer à quelque chose d’unique nous " bouste " tous malgré le temps morose de ce début de journée.

C’est sous un ciel gris que nous donnons le départ de notre raid à 9h20 du centre ville de Thonon les Bains. La caravane prend la route suivi de notre assistance technique, absolument indispensable dans ce genre de raid.

On y reviendra mais il est sans dire que sans cette assistance, notre périple n’aurait pas eu du tout le même goût. C’est elle qui sert de logistique quotidienne pour tout ce qui est ravitaillement, passages de bidons, changement de roue si nécessaire, vestiaire ambulant avec les changements de températures incessants (notamment en haut des cols), photos et vidéo souvenirs, voiture balai pour les rescapés de la journée et quelques courses alimentaires quand il le faut. C’est elle également qui laisse planer ce sentiment de sécurité tout au long des étapes. On ne se sent jamais seul d’autant plus que l’on est tous relié par téléphone portable entre nous et avec la camionnette assistance en cas de problème. Pas le temps de chômer dans la camionnette, croyez moi. C’est un sacré boulot.

Si notre premier départ se fait donc sous un temps clément mais couvert, les trombes d’eau de ces dernières 24 heures et les températures en baisse jettent le doute dans l’esprit de certains. Mais très vite tout entre dans l’ordre et nous rencontrons un groupe de trois personnes qui vont faire le même délire que nous. Après une courte discussion pour relater nos objectifs communs, nous les quittons rapidement. Les niveaux sont différents, mais nous les retrouverons sur les routes dans les différentes étapes qui vont suivre…

Première montée sur les Gets et le ton est donné. Malgré une pente douce et régulière, le souffle et le cœur s’accélèrent et les braquets tombent : l’effort sera total tout au long de notre périple, ça est sûr. Après le regroupement traditionnel au sommet du col (37 kms), on lâche les chevaux pour effectuer la première descente. La route est belle, les courbes bien dessinées, tout laisse sous entendre que la descente sera d’enfer et que l’on va faire parler les watts. Manque de chance, un orage diluvien et instantané nous a rattrapé et nous effectuons notre 1ère plongée sous des trombes d’eau. Le temps d’une descente très humide et nous retrouvons le soleil dans la vallée à Taninges (49 kms), trempés jusqu’aux os. Il va falloir sécher tout ce beau monde ce soir !

La première grosse difficulté du raid se pointe à l’horizon : le col de la Colombière (79 kms). C’est ue chacun d’entre-nous va tester ce que seront "ses véritables aptitudes montagnardes" dans les cols à venir. 19,5 kms de montée, 1140 m de dénivelé et les 4,5 derniers kilomètres d’une escalade redoutable entre 9 et 10% à partir du lieu dit " le Reposoir " : de quoi surprendre tout le monde même les meilleurs grimpeurs. Si les premiers kilomètres sont effectivement à la portée de l’ensemble du groupe, les 5 derniers le sont beaucoup moins et au sommet on est tous unanimes : il va falloir gérer les ressources physiques car on y laisse des plumes à faire des montées comme celle là !

anecdote : au sommet du col se trouvait un chalet, que l’on voyait très bien du " Reposoir ", situé à environ 4.5 kms du sommet. Est ce l’effet de la 1ère montée en apnée ou de l’ivresse de l’altitude (ou tout simplement de l’ivresse persistante de la soirée de la veille?) toujours est il que la plupart d’entre-nous voyait le chalet s’éloigner au fur et à mesure que l’on était supposé s’en rapprocher ! Etait il monté sur roulettes ? La prochaine fois qu’on y retournera on y regardera à 2 fois, c’est promis, et on vous tiens au courant. Mais qu’est ce qu’elle a été dure cette première montée !

 

Après la descente effectuée à tombeau ouvert sur une route enfin sèche, Fred (notre conducteur jusque là) nous rejoint, remplacé par Dimitri au volant du minibus et de notre belle Rosalie de service (petite remorque).

La très belle traversée de Clusaz nous mène directement vers le col des Aravis (99 kms) puis vers le col des Saisies (126 kms). Ces deux cols de moindres envergures que le précédent, sont moins difficiles malgré des pourcentages oscillant entre 6 et 8%. Ils resteront dans nos esprits un très beau passage dans les Alpes du nord. La beauté de l’environnement, des villages et des habitations que l’on traverse est surprenante : tout y est propre et fleuri, et même les commerces, complètement intégrés dans le décor, sont étonnants d’originalité !

En fait nous arrivons très vite à Arêches (138 kms) point de chute de notre première étape. Arrivé à l’entrée d’arêches, Jacques nous fait l’honneur de la première crevaison.

Le temps d’un changement de roue et d’un regroupement général, un coup de téléphone au gérant du gîte où l’on va passer la nuit nous apprend qu’il faut emprunter un chemin forestier long de 9 kms et impraticable en vélo pour rejoindre le site de notre première nuit. Grâce à la gentillesse de Dimitri et à la pêche de Jean Michel, Bruno et Fred, le groupe se motive à nouveau pour accéder en deux voyages de camionnette à " l’Alpage " (nom du chalet d’altitude) situé à 2050 mètres.

Malgré la beauté du site, prenez messieurs les organisateurs amateurs de raid la précaution de choisir des points de chute en fin d’étape qui soit le plus proche possible du parcours que vous avez établi initialement. Cela fait parti du confort d’après chaque étape. Et au bout de quelques étapes, ce confort n’est pas négligeable croyez moi.

La fin de cette première longue journée est quelque peu éprouvante et se termine à 18h50 (et pour cause). Apéro et tartiflette autour de la tablée, on se raconte nos 142 kms, nos petits bobos et les anecdotes de la journée : la frayeur de Jacques qui a failli percuter un gamin qui s’est jeté sur la route lors de notre passage, la surprise de Jean Michel dans une descente lors d’un passage de tunnel dans le noir le plus complet avec, pour simplifier la situation, un virage à angle droit : résultat, un grand coup de patins, une grosse gueulante et les cales au sol le temps que les petits yeux y voient un peu plus clair………

Un dernier regard vers l’extérieur nous scotche littéralement. Au travers du brouillard montant, nous observons le couché de soleil embraser les pentes abruptes des versants " sud et est " de la vallée super escarpée d’Arèches que l’on devine en contre bas 1000 mètres en dessous. 
Point de vue exceptionnel et spectacle inoubliable ……..

Premiers massages, odeurs d’huiles venues d’ailleurs, dodo, dodo……. Morphée  

 

2ème étape : Lundi 21 juin, : Arèches - Valloire… 182 kms et 4140 mètres de dénivelé ( col du cormet de Roselan, col de l’Iseran, col du Télégraphe….. ) 

 

 

 Que cette 1ère nuit fut courte ! Pas très réparateur tout ça ! Va falloir régler nos biorythmes pour espérer récupérer des efforts consentis sur les étapes passées.

Enfin…. La longueur de l’étape du jour nous oblige à partir plus tôt que la veille. Debout à 6h00, départ du chalet vers 7h10 sous un soleil resplendissant. (c’est beau !), descente du chemin forestier en 4X4 pour Mario et Wilfrid avec le gérant du chalet qui a eu la gentillesse de nous mener en ville et en mini-bus pour les autres. Départ réel de Beaufort vers 8h15 après la traditionnelle photo de groupe.


De gauche à droite : Fred,Will, Jean Mi, Kriss, Mario,Dimitri et Bruno (manque Jacques qui prenait la photo !!)  

3 cols sont au programme : le Cormet de Roselend, le col de l’Iseran, et pour finir après plus de 160 kms de vélo, le col du Télégraphe.Dès les premiers coups de pédales, nous sommes sur les pentes du col de Méraillet (12 kms à 7% de moyenne) prémisse du Cormet de Roselend


 Le pied du Cormet de Roselan....  Forêt magnifique et luxuriante ...  L’ascension de 20 kms est magnifique et de toutes beautés. Sans doute la plus belle escalade de notre périple : chutes d’eau, marmottes, chevreuils, castors, et pour finir le splendide lac de Roselend et son barrage en fond de toile. Mais ça continue de grimper au milieu des pâturages parsemés de blocs de pierres (sans doute venus d’un autre monde) et de torrents pendant 6 kms environ avec des pentes à 8%.

 

Enfin le Cormet est à nous avec ses 1967 mètres d’altitude et ses neiges éternelles. (23kms et 1967 m)

 

 

 

 

 

 

 

    


 La descente vers Bourg saint Maurice est très acrobatique, sinueuse et même par endroit dangereuse. Au pied de la descente, changement de cap vers la gauche et nous voici (après un changement de pilote au volant du mini-bus), en direction du col de l’Iseran qui se présente à nous avec ses 46 kms de montée en paliers : Val d’Isère
(75 kms 2112m), le barrage de Tignes et sa fresque colossale, de nombreux tunnels pour finir à 2770 mètres d’altitude et le fameux col de l’Iseran pris dans la neige (90 kms). L’environnement n’est plus le même que dans le Cormet de Roselend. C’est le moindre que l’on puisse dire. Le décor semble fade malgré la force que dégage les sommets enneigés environnants. Ce passage obligé de notre périple à près de 2800 mètres n’a rien de comparable avec le magnifique et somptueux col du Cormet de Roselan que l’on a franchi le matin.

 Ci-dessus Jean Mi et Super Mario passe en tête en haut du col de l'Iseran     

 Enfin … Pour immortaliser notre passage, on prend une photo souvenir du groupe devant la stèle érigée au nom du col de l’Iseran.

 

    anecdote :      Etonné et inquiet de ne pas voir arriver Bruno au sommet du col, Fred décide de retourner à sa rencontre. C’est vrai que l’on se pose quelques questions. Peut-être a t-il eu un problème mécanique ? une énorme défaillance ? plusieurs crevaisons successives ? Ou peut-être même un début de fringale ?……… Et bien non ! Figurez vous que notre bon samaritain s’en est aller se promener à Tignes le lac, quittant ainsi le parcours de la RDGA , pour y retrouver une certaine " Marguerite ". Vache folle des années Fernandel dont Bruno s’était éperdument épris lors d’un meeting sur l’école du rire à Angers (on en rigole encore).Non sans mal, Fred a réussi à ramener Bruno à la raison, et nous rejoindre. Ah que ferions nous pas pour ces dames ? ? ? ? ?

     

un fort vent de face dans la descente de l'Iseran, à créer de gros écarts dans la vallée.

Nous commençons alors une longue, une très longue descente qui ne s’achèvera (avec quelques faux plats montants tout de même) qu’au pied du col du Télégraphe : 74 kms en tout avec un fort vent de face. D’abord une plongée rapide jusqu’à Lanslevilard (124 kms 1416 m), puis une descente par palier jusqu’à Saint Jean de Maurienne en passant par Modane (147kms) et la célèbre N6 qui parcourt de part en part cette vallée. Le décor est plus austère que ce que l’on avait l’habitude de voir depuis notre départ. Cette vallée, largement plus industrialisée, en porte les stigmates : industries isolées, zones d’activités, centre d’incinération de déchets, autoroute, voies rapides qui se supperposent…. Quel changement avec la veille ! …… Bref nous fonçons. Un fort vent de face rend difficile notre avancée. Peu importe nous pédalons sans relâche vers le pied de la dernière difficulté de la journée : le col du Télégraphe ! 43 kms d’un effort hyper ventilé, un virage à gauche dans Saint Jean de Maurienne (164 kms 920 m), et hop : nous attaquons la montée du Télégraphe après 164 bornes de vélo ! Ca calme, croyez nous ! La pente est très raide sur le bas (1km à 10%), ce qui surprend chacun d’entre-nous et diminue les ardeurs de la plupart.



dur dur...  pas vrai Fred.  La pente est très raide au pied...

 12kms sur une pente régulière à 8% nous fait passer de 720 mètres (de Modane) à 1566 mètres, avec une vue exceptionnelle sur la vallée de la Maurienne que l’on vient de quitter en contre bas. Les écarts en haut sont très importants, à la hauteur d’une fin de journée bien remplie et très chargée, c’est le moindre que l’on puisse dire. Les jambes sont lourdes, et un peu de repos bien mérité va faire le plus grand bien à tout le monde.

ici Will passe le télégraphe avec une avance plus que confortable. Le 2ème est à 22mm

 Une belle descente de 6 kms, rapide et sécurisante où l’on peut s’en donner à cœur joie, nous permet d’arriver après 182 kms d’effort à Valloire (182 kms) d’où l’on distingue déjà les pentes du premier plat de résistance de la journée de demain : "Monsieur le GALIBIER". Rien ne nous permet à ce moment, en voyant le ciel clément de cette fin d’après midi, d’imaginer la surprise que nous réservait ce grand monsieur des Alpes pour le lendemain….. Repas du soir dans une pizzeria, où pâtes et pizzas sont à l’honneur. Le Cormet de Roselend et ses splendeurs naturelles sont tout naturellement à l’honneur. On se termine dans un café (avec Bacchus, vous savez notre pote !) pour voir la fin du match de foot France Suisse euro2004, et tenter de s’incruster avec le propriétaire du bar pour "squatter" une ligne téléphonique et envoyer notre compte rendu de la journée sur le site internet de la TSF. Retour vers 23h00 au gîte, un dernier regard songeur et perplexe vers les sommets encore pris dans les étoiles, rempli d’espoir et pleins de rêves de grands enfants, et voilà que tout notre petit monde est renvoyé sans prière dans les bras de "Morphée"…

Dans la nuit, quelques signes avant-coureurs d’agitations montrent que certains d’entre-nous sont déjà entrain de le grimper le fameux col du Galibier … hihihihihi …

 

 3ème étape : Mardi 22 juin 2004, : Valloires - Vars       122 kms et 3310 mètres de dénivelé ( col du Galibier, col de l’Isoard, et le col de Vars….. )

 

 

 

Que le réveil est brutal…

Le bruit de la pluie sur le toit nous informe que le temps a changé et que les conditions climatiques ont évolué depuis la veille. Que le temps change vite en montagne. Une petite excursion à l’extérieur confirme nos premières constatations. Il pleut fortement et la température a brutalement chuté : 8 °à peine au départ de Valloire ce matin, ce qui d’après un calcul très scientifique de notre "prof" (surnom de Christophe) nous augure d’une température d’environ 1° au sommet du Galibier. Il n’allait pas se tromper de beaucoup le gaillard ! Le ciel est bas et une chaîne de nuages ininterrompues et désorganisés fortement accrochés à la montagne nous laisse le sentiment que le début de la journée sera difficile, mais alors très difficile. On imagine même la possibilité d’avoir de la neige au sommet. On en parle mais personne n’ose y croire réellement !

    Anecdote : Situé sur les bords de l’altiport de Valloire, notre départ d’étape est rendu assez original par le manège d’un hélicoptère qui fait des aller-retour entre Valloire et un chalet de montagne. A s’y méprendre, et en délirant un petit peu, on peut imaginer aisément que cet hélicoptère est celui de notre assistance technique en montagne. Séance rigolade et photos s’imposent. Ah ces cyclistes, un rien les amuse ! 

 

  Juste avant de partir à l’assaut du Galibier, nous voyons passer nos trois compères de la première étape qui sont partis d’un peu plus bas dans Valloire. On se reconnaît bien sûr et le signe de la main que l’on se transmet en guise de salut en veut dire long sur ce que chacun ressent à ce moment précis. Visiblement la galère est pour tous au rendez-vous. Les premières pentes sous la pluie sont dures, presque autant que nos jambes qui n’ont guère eu le temps de chauffer et de récupérer de la veille. On découvre alors un élément supplémentaire qui va rendre encore plus difficile notre ascension : le vent. Plus on monte et plus la force du vent contraire augmente et rend difficile notre progression.

Anecdote : Le Galibier :18kms par temps de pluie et de froid avec une déclivité de 7% de moyenne (11.5% par endroit vers le sommet), 1240 mètres de dénivelé pour arriver à 2645 mètres d’altitude sous la neige, le tout rajouté à un fort vent de face et une route ruisselante d’eau et entourée de congères de neige de 4 mètres de haut par endroit, voilà les conditions apocalyptiques avec lesquelles nous avons dû faire face pour franchir ce si fabuleux et légendaire col qu’est celui du Galibier.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ah oui… Nous l’avons bien mérité la photo souvenir tout en haut du col, croyez nous ! … 

  A force de courage et d’abnégation, nous arrivons tous tant bien que mal sous la neige au sommet (17kms). Ce sera la seule fois pendant notre raid que nous ne nous sommes pas tous attendus en haut d’un col. Par petit groupe, nous descendons, tout de Kway et vêtements de pluie vêtus, nous mettre à l’abri à l’auberge d’altitude du col du Lautaret 7kms plus bas (24 kms). La descente glaciale est rendue très dangereuse non seulement par les conditions climatiques persistantes auxquelles se rajoutent des bands de brouillard, mais aussi par nos vélos qui ne freinent plus et nos mains gelées qui ne peuvent plus commander les doigts donc nos freins. Certains de nous, qui n’avaient pas d’expérience vécue de ce genre de situation en montagne, en ont eu pour leur grade ! Séance frayeur également avec Jean Michel qui heurte de plein fouet et en pleine descente une petite pierre qui dévalait elle même la pente de la montagne. Choc, bruit de ferraille puis un écart : Jean Michel est un vieux de la vieille et ne s’est pas laissé impressionner, mais cet événement nous rappelle que l’on est bien peu de chose en montagne et qu’il nous faut faire toujours très attention. Un arrêt thé chaud est obligatoire et s’impose au chalet et permet le regroupement de toute la troupe.

 

40 bonnes minutes sont nécessaires pour nous réchauffer et nous changer avant de repartir. En faisant le point, nous nous apercevons que nous venons de faire 24kms seulement et que la montre nous indique que nous sommes partis depuis 2h25mn de Valloire. Ah on s’en rappellera du col du Galibier ! …

On finit enfin par repartir et on attaque notre descente vers Briançon par le col du Lautaret. Traversée de Monetiers les Bains (38 kms), Serre Chevalier (44 kms), puis Chantemerle (46 kms). Les habitués du ski reconnaissent bien les pistes et les stations de ski successives sur la droite. " la Case du bœuf ", " la piste du Marteau ", " l’Olympique devenu la Luc Alphand "… Revenons sur la route. La pente est douce et le temps se radoucit. Les nuages se dispersent et nos corps commencent à ressentir les premières sensations de chaleur. Il est temps car nous arrivons sur Briançon (53 kms), la ville la plus haute d’Europe avec ses 1210 mètres d’altitude, et l’attaque du Col de l’Izoard est proche. Comme nous avons pris beaucoup de retard, nous nous arrêtons " grignoter " à la sortie de la célèbre ville fortifiée, avant de partir à l’assault du 2èmemonstre sacré de la journée : l’Izoard. C’est au milieu des forêts de mélèzes que la route s’élève. A la sortie de Cervières un virage à gauche annonce le véritable départ du col avec des pentes régulières à plus de8%. Il reste alors 12,5kms à accomplir. La route est belle, les éclaircies sont de retour et pour une fois on sent le vent qui nous porte et nous pousse vers le sommet. Quel changement avec la montée du Galibier le matin ! Au refuge Napoléon à 1 km du sommet, la partie semble gagnée.

 

Dans un dernier sursaut de rage, l’Izoard est vaincu (77 kms). Regroupement général et photo collégiale du groupe autour de la stèle au sommet.

 Anecdotes :

  • d’abord la petite défaillance de Christophe à 800 mètres du sommet du col de l’Izoard. Il met pied à terre et s’assoie sur le bord de la route en attendant de bien récupérer. Sans doute l’accumulation d’une mauvaise récupération, d’une fatigue générale et de l’agression thermique et physique de la montée du Galibier le matin. Il s’en est vite remis et a repris dès le lendemain le cours de ses exploits.
  • puis ce qui restera pour tous ceux qui l’ont vécu un très grand moment, notre passage à 600 mètres du sommet auprès d’un groupe d’une trentaine de jeunes enfants et adolescents à pied qui, pris dans un élan de générosité, se sont mis à hurler leurs encouragements, à scander le nom de leurs idoles cyclistes, le tout dans un délire d’ambiance Tour de France. Après avoir subi le premier leurs assauts d’encouragements et être arrivé le premier au sommet, j’entendais à chaque passage des coureurs de la TSF 4 lacets plus bas, une rumeur d’applaudissements et d’envolées verbales monter. Quelle spontanéité…..

          Merci donc à tous ces jeunes pour la formidable ambiance qu’ils ont créé…

  

 Nous voilà repartis dans la descente de la Case déserte, avec un petit arrêt obligé auprès de la stèle érigée au nom de Coppi et Bobet. Petite séance photo.

Au moment de repartir, Fred s’aperçoit que son pneu arrière a développé une hernie. Ouf il l’a échappé belle. Faire une descente à bloc avec un pneu dans cet état tenait du suicide pur et dur. On change sa roue arrière et nous voilà repartis. Fred s’élance le premier comme si rien n’était et plonge à tombeau ouvert. Quel tempérament ! Et comme les emmer…. n’arrivent jamais seuls, juste en bas de la descente, Wilfrid d’abord puis Jacques crèvent de la roue avant, exactement au même endroit, à 2 minutes l’un de l’autre. Quel hasard ! …..

Vent de face, nous nous engageons dans les Combes du Queyras vers Guillestre. Le temps est à nouveau clément et on sent bien à l’air chaud que nous entrons réellement dans les régions alpestres dites du sud ! La vallée est très encaissée par endroit et nous laisse entrevoir des paysages érodés splendides.

Nous arrivons assez rapidement sur Guillestre (1000 mètres) (106 kms) et entamons la dernière montée de la journée : le col de Vars (1999 mètres). Ce beau col, long de 14kms, est assez difficile. On commence par sa partie la plus raide : une grimpée de 8kms à 7.5% de moyenne avec des pics à 10.5%. La fin présente une pente moyenne de 6% avec des pics à 9,5%. En ce qui nous concerne, nous nous arrêtons juste avant le sommet au "refuge Napoléon" (122 kms). Là, encore une fois, la fatigue générale aidant, les écarts sont conséquents. Le gîte, lui, est superbe. Petit bémol : aucun emplacement n’est prévu pour le séchage des vêtements, ce qui nous a été assez préjudiciable. Il est étonnant de voir qu’un gîte de montagne pouvant recevoir un grand nombre de personnes n’ai pas la capacité de sécher les vêtements mouillés des randonneurs, qu’ils soient à pied ou à vélo d’ailleurs ! Séance mécanique après la douche : changement de patins quasi obligatoire après les intempéries du matin dans le Galibier.

Le soir après le repas, nous avons la surprise de recevoir la visite de Bruno Desaintdo, encore un ex de la TSF venu s’installer dans le sud. Décidément la communauté TSF s’installe dans le sud ! Comme au départ de Thonon les Bains avec J.Paul Guilloux, on rigole bien et on se remémore les souvenirs. Pour ne pas se quitter trop brutalement, on se donne RDV le lendemain matin à Jausiers sur le lieu de travail de Bruno, pour une photo souvenir. C’est promis, c’est sur notre chemin, on y sera ! On parle également avec Bruno d’un certain record chronométré de la montée du col de Cayolle par les coureurs du club de l’Ubaye. Les temps sont gravés dans nos mémoires et feront l’objet pour certain d’entre-nous de référence pour la montée du lendemain. Ah chronomètre quand tu nous tiens !

 

 

Petites boissons avec " bacchus ", et dodo avec Morphée….

 

 

 

 

 

4ème étape : Mercredi 23 juin 2004, : Vars – St Sauveur s/Thinée 152 kms et 2290 mètres de dénivelé ( col du Cayolle, Croix de Valberg et le col de Couillole….. )

 

 

 

Que les réveils sont durs !

A en croire la vitesse à laquelle l’ensemble du groupe se lève, la récupération est de plus en plus lente et le réveil le matin de plus en plus difficile. Une fois encore, c’est le bruit de la pluie sur les toits qui éveille nos premiers sens. Cette fois nous ne sommes pas prêts à recommencer le début d’étape du Galibier. Nous décidons tous, à l’unanimité, d’escamoter le départ en vélo du refuge Napoléon et de faire le départ réel du jour à Jausiers, lieu de RDV prévu avec Bruno Desaintdo, 20kms plus bas dans la vallée. Nous nous féliciterons plus tard d’avoir pris cette décision collégiale.

Le petit déjeuner pantagruélique de Vars nous portera au corps toute la journée et c’est tant mieux, car certains commencent à avoir des petits soucis gastriques avec les bidons de produits et les sachets de gelée énergétiques que l’on utilise. Nous commençons à comprendre pourquoi les "pro" mettent du sirop de fruit et de l’eau dans leurs bidons. (sourires ! ).

Après avoir chargé "la Rosalie" (la remorque), nous terminons la montée du col en mini-bus sous une pluie battante et une température extérieure pas très élevée : à peine 9°. La descente du col de Vars s’effectue donc en "Trafic" sur une route détrempée. A écouter les conversations des uns et des autres, tout le monde est content d’avoir reporter le départ dans la vallée. Personne n’avait la force de recommencer la mésaventure du col du Galibier !

 

 De gauche à droite au départ de Jausiers : Bruno, le grand Jacques, Wilfrid, Jean Michel, Fred, Christophe, et super Mario....Dimitri est à la photo. La troupe est au complet

 

Nous arrivons à Jausiers, d’où nous devons prendre le départ réel de notre étape. Le temps de retrouver Bruno Desaintdo comme convenu, de faire une photo de famille devant un des bus de la société où il travaille, de recevoir les traditionnels encouragements pour ce genre d’occasion et nous voilà reparti. 152kms avec le col de Cayolle, la Croix de Valberg et le col de Couillole pour finir. 

 Après une dizaine de kilomètres dans la vallée, nous atteignons Barcelonnette où nous attaquons le col de Cayolle. Très vite nous pédalons sur des pentes relativement douces le long des magnifiques gorges du Bachelard avant d’aborder les lacets d’un des cols les plus sauvages de notre itinéraire. La montée de Cayolle est certes longue, environ 29kms depuis Barcelonnette, mais seules les pentes des 5 derniers kilomètres oscillent entre 6 et 8%. Inscrit dans le Parc du Mercantour, ce sommet (74km) marque la frontière entre les Alpes de Hautes-Provence et les Alpes-Maritimes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Wilfrid dans l'une de ses très nombreuses envolées solitaires à travers les Alpes. Ici dans le magnifique col de Cayolle...

  Une fois l’équipe au complet, nous plongeons vers le " Val d’Entraunes ", authentique vallée alpine, dans une descente aux paysages surprenants. La pente continue jusqu’à Guillaumes (93km) à 790 mètres. Virage à gauche, nos têtes se lèvent. Il nous faut gravir encore un col qui nous mènera à la "Croix de Valberg. 14kms d’un col ne présentant aucun répit. Voilà ce qui nous attend ! Cette ascension est particulièrement régulière et dure, avec des pourcentages moyens compris entre 7 et 8%. Pris dans une végétation luxuriante, les lacets sont de toutes beautés et nous mènent à la station de ski de la Croix de Valberg (124km).

 

 

 

 

 

Ci-contre Wilfrid et Jean Michel au pied de la Croix de Valberg....   Ce seront les deux seuls coureurs a avoir parcouru la totalité des 750 km proposés dans cette RDGA 

 

 

       

 

 

Photo souvenir face à la fontaine de la grand place de Valberg.  Le groupe reste formidablement groupé...

 

 

 

 

 

 La descente sur Beuil est belle, et nous mène directement au pied du col de Couillole. Col facile (excuser du peu !), long de 5kms pour 300 mètres de dénivelé, replats et petites descentes inclus, ce col a la particularité de se terminer par une pente raide sur 600 mètres environ (128km).

 

 Malgré les 128kms dans les jambes, la fin de cette montée se termine dans une ambiance de fin de course. A la suite d’une petite descente et d’un long replat, Jacques et Wilfrid sont en vue de Jean Michel et Bruno (Stene) qui reviennent fort. A 1.5kms du sommet, qui est en vue, les quatres se regroupent. L’esprit de compétition semble alors reprendre le dessus. Les regards se croisent et tous semblent se prendre au jeu. Un sprint amicale est lancé de loin (400m) avec des braquets que l'on avait plus l’habitude de mettre dans les ascensions. Le temps d’un effort total et voilà nos quatre compères qui passent le sommet (dans l’ordre Wilfrid, Jean Michel, Jacques et Bruno) le cœur au bord des lèvres et le souffle "pris de panique". "Ah ces enfants, y savent pas se tenir…" Frédéric, qui ferme la marche, met un point d’honneur à sprinter également et sauter Super Mario sur le fil !

 

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   La descente vers Saint Sauveur sur Tinée par les gorges du Cians , longue de 20kms, est particulièrement sinueuse et technique. Les virages s’enchaînent à un rythme effréné. La chaleur de cette fin de journée, la fatigue accumulée depuis le départ de Thonon ainsi que la sinuosité des routes nous réclament d’être constamment très attentif. Nous passons dans le petit village de Roubion (139km), entouré de barres rocheuses imposantes et dangereuses. Après une descente mémorable, nous surplombons le village de Saint Sauveur (152km) traversée par "La Tinée" . Nous distinguons le camping et le gîte dans lequel Super Mario nous a réservé nos couchages.

Une fois le regroupement effectué, surprise : nous sommes pour la première fois en avance sur l’horaire prévu. La personne qui doit nous donner les clés du gîte, ne sera pas là avant 17h00. Cela nous laisse plus d’une heure de détente devant nous. Chacun de nous apprécie cette pose et la met à profit comme il l’entend : pour le déchargement du camion, pour le séchage du linge mouillé dans les sacs, pour l’étude du changement de parcours du lendemain suite à une "déviation rendue obligatoire", pour préparer le compte rendue internet de la journée pour notre Webmaster Benoît, ou tout simplement pour boire une boisson bien fraîche sur une terrasse improvisée devant notre gîte…..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce moment est savouré par chacun et permet de décompresser un peu. Après avoir pu réintégré nos appartements et pris une bonne douche, nous avons réussi à nous connecter sur le sîte de la TSF (www.tsfontenay.net) et nous rendre compte que beaucoup de gens nous suivaient et nous encourageaient à travers notre périple. De très nombreux messages d’encouragements de coureurs de la TSF mais également d’autres club et même d’autre département, d’enfants et de femmes de coureurs, de frères, d’amis….. sont venus nous regonfler à bloc de force et d’envie pour notre final en apothéose. Merci à tous. Cela nous a vraiment touché…

Dodo…Morphée…une bonne nuit avant notre final en apothéose….

   

 

5ème et dernière étape : Dimanche 24 juin,  St Sauveur s/Thinée - Valbonne, 152 kms et 2078 mètres de dénivelé positif…

 

 

 

 


Et voilà…

Nous y sommes…

Notre belle aventure est entrain de se terminer. En nous réveillant, on sent bien que l’on est entrain de vivre quelque chose pour la dernière fois. Demain, plus de bidons et d’affaires à préparer, plus de sac à refaire, plus de vélo à vérifier…

Comme pour nous remercier de l’avoir rêvé et surtout de l’avoir fait, la "Route Des Grandes Alpes" nous salut chaudement en nous remerciant d’un soleil matinal radieux, et des températures estivales très agréables. Pour la première fois nous allons tous partir en court ! FOR-MI-DA-BLE !

Petit déjeuner sur le coin de la table, préparatifs de départ et dernière photo de groupe, nous sommes prêts à en découdre pour cette dernière étape longue de 152kms truffée de difficultés et dont le parcours initialement prévu sera changé à 2 reprises.

dernière photo de groupe. St Sauveur s/Thinée de gauche à droite: Bruno, Will, Jacques, Fred, Jean Michel, Super Mario, Kriss, Dimitri.....  l'équipe est au complet!

Nous quittons St Sauveur et sa "Tinée" rafraîchissante pour emprunter la route où l’on trouve les premiers panneaux indiquant la direction de Nice. Encore un signe avant coureur de notre arrivée toute proche ! Après à peine 5kms, un virage très serré sur la gauche nous indique la direction du col Saint Martin. Nous quittons à ce moment l’itinéraire prévu initialement vers la montée d’Utelle, car la route est devenu quasi impraticable selon les dernières informations que l’on détient….

La redoutable ascension du col de Saint Martin grimpe pendant 16kms sans répit sur une pente constante de 6.5%, certaines portions dépassant allègrement les 8%. Nous suivons alors la vallée de Bramafan, et passons dans un petit village médiéval : Saint Dalmas. Si la montée est difficile, le cadre lui est vraiment agréable.

Le groupe principal au pied du Col de St Martin

Nous faisons la totalité de la montée dans la verdure des arbres. Le sommet du col se situe à la Colmiane à 1500 mètres d’altitude, célèbre petite station de ski du coin.

Will dans ses oeuvres... envolée vers la Colmiane à 1500 mètres d'altitude

Les premiers arrivés se ravitaillent en eau, et non plus besoin pour la première fois depuis notre départ de Thonon de se couvrir davantage pour la descente. Seules les manchettes sont nécessaires pour ceux qui le désirent !

Kriss en photo au sommet de la Colmiane (col St Martin 1500 mètres d'altitude)

Une longue descente vers la Vésubie permet d’apercevoir le vallon du Boréon, puis le passage de Roquebillère suivi de Lantosque.

 

Anecdote : Dans la descente vers la Vésubie, nous apercevons des petits panneaux fléchés jaunes avec une inscription attirant notre attention. Il s’agit en fait de panneaux indicateurs du "Paris-Nice 2004". Nous sommes sur le parcours de la 1ère grande course à étape professionnelle du début de saison. Fierté……

 

Nous arrivons à St Jean la Rivière où commence réellement les gorges de la Vésubie. Les routes sont relativement étroites et les barres rocheuses qui nous surplombent sont très basses, ce qui rend le passage des véhicules lourds très hasardeux. Quelques kilomètres avant de rejoindre la N202, nous rejoignons dans la descente un camion qui transporte d’énormes troncs d’arbres coupés. Le plafond des barres rocheuses est si bas que le haut de son chargement "s’écharpille" sur l’avancée des barres rocheuses sur la route. Nous recevons quelques copeaux et quelques morceaux d’écorces qui nous obligent par sagesse à laisser une distance confortable entre lui et notre groupe. La plaisanterie dure 2kms, puis nous pouvons reprendre normalement la descente. Nous arrivons sur la N202. Petit arrêt collation, et nous voilà reparti de plus belle ! 3kms à peine sont prévus sur cette route très empruntée que nous devons quitter sur le pont Charles Albert. Malheureusement notre route prévue initialement est à nouveau impraticable suite à des travaux, ce qui nous oblige à revenir sur la nationale et continuer jusqu’au pont de la Manda 11kms plus loin pour envisager de retrouver l’itinéraire de notre choix. Ce coup ci la route est ouverte et nous pouvons commencer notre chevauchée dans l’arrière pays Cannois. Le temps est magnifique et le soleil brille de tous ses éclats. Il fait chaud et les bidons commencent "à tomber". Nous commençons alors une longue montée dans l’arrière pays Cannois par les villages de Carros, Le Broc, Bézaudun, Coursegoules et Gréolières pour un total de 31kms sur des pentes somme toute assez facile.

Le rythme est soutenu en haut de Coursegoules avec dans l'ordre Will, Kriss, Jean Michel et Jacques

Malheureusement le vent est encore très défavorable et rend notre progression usante. Nous montons à un rythme soutenue Après une descente tranquille, le regroupement à lieu et nous entamons alors la dernière montée de notre périple : le col du Gourdon, sur des routes que connaissent particulièrement bien 2 d’entre-nous. Super Mario, dont les parents habitent en bas de l’autre versant, vers Grasse (Valbonne plus précisément), et pour qui ces routes sont des routes d’entraînement de vacances, et Wilfrid qui a gagné sur ces routes mêmes sa première course à étape en 1ère catégorie à 17 ans,….. il y a bien longtemps maintenant.

Ce col, en comparaison des nombreux cols que l’on a franchi depuis notre départ du le lac Leman, paraît facile malgré ses 5kms de long. Nous décidons, en hommage à celui qui a été l’investigateur de ce si beau projet, Mario, de monter tous groupés, sans exception, et d’arriver tous ensemble au sommet du col dans le village de Gourdon.

Le groupe est soudé dans cette dernière montée vers Gourdon. Will fait le "tempo"

L’ambiance est chaude et les "vannes carambar" fusent. Même le président crie amicalement sa colère du bord de la route (c’est lui qui est dans le mini-bus) car il aurait bien aimé faire parti de cette fête. Tout le monde est heureux de terminer de cette façon cette aventure, et chacun s’en félicite. Nous nous arrêtons dans le village de Gourdon à 913 mètres d’altitude pour admirer la vue exceptionnel et le panorama du bord de mer que l’on surplombe. Nous devinons les îles de Lérins, Juan-les pins et le cap d’Antibes. Certains en profitent pour faire des emplettes, tandis que d’autres racontent notre périple à un groupe de personnes intéressés et curieux de nos tenues sportives et de nos machines si performantes. Notre récit en bluffe quelques uns, notamment lorsque l’on expose nos péripéties dans le col du Galibier. Une personne volontaire veut faire une photo de notre sacré équipe. On en profite pour faire une photo souvenir de nous tous.

 

On décide de repartir, et d’attaquer ce qui sera cette fois la dernière descente du raid ! Direction Valbonne !

Fred, qui s’en est donné à cœur joie dans toutes les descentes qu’il a fait depuis le départ, se fait un point d’honneur de terminer en beauté et d’attaquer comme un fou vers Grasse. Regroupement en bas.

Mario en tête, le cortège vainqueur défile dans les rues très chargées de cette fin d’après midi avec une fière allure malgré les 152kms parcourus en moins de 5h20mn (tous arrêts confondus). Le parcours est sinueux, mais Super Mario connaît bien le coin et finalement nous arrivons chez Mr et Mme Biello à Valbonne.

Nous venons de parcourir 748kms, franchir 15875 mètres de dénivelé positif, et grimpé 17 cols, et pourtant la sensation de bonheur et le soulagement d’en finir en arrivant sont concurrencées par la déception de ne plus avoir à repartir le lendemain sur les routes… Bizarre non ? vous avez dit bizarre… ?

Enfin ! ça y est !

On y est ! ….

Le papa de Mario, qui est mordu de vélo aussi et qui suit tous les exploits de son fiston, nous attend presque au portail de sa superbe villa méditerranéenne. On est reçu comme des seigneurs, les bras ouverts, avec un luxe que l’on avait oublié dans les gîtes et les auberges que l’on a cotoyé. Nos chambres sont évidemment prêtes. Moi qui connaît bien les parents de Mario pour les avoir cotoyé à mes débuts dans le milieux cycliste à coté de leur fils, nous passons un long moment de bonheur pur à nous remémorer le passé. Tout naturellement, nous en venons à notre aventure et les questions fusent. Un vrai moment de joie….Nous leurs montrons les photos numériques du raid, sauvegardés sur l’ordinateur de Jean Michel, et les faisons participer à l’élaboration du dernier résumé d’étape que l’on va envoyer à Benoît pour le site internet le soir même.

Puis vient le moment du plongeon dans la piscine. Quelle sensation de relâchement et d’abandon… Toute la fatigue semble s’évacuer en quelques secondes… Malgré le calme apparent, nous sommes tous bien et nous profitons intensément du moment. Des boissons fraîches sont à notre disposition, et les chaises longues ouvertes et prêtes à nous recevoir. Rien est laissé au hasard sous le soleil encore chaud de cette fin d’après-midi.

Ils sont tous blancs nos cyclistes, bronzage agricole hihihihi....

Après une bonne douche, nous nous réunissons tous ensemble autour de la table pour lever nos verres à notre entreprise et aux futures qui vont peut être suivre.

Un repas pantagruélique nous est proposé. La maman de Mario a fait des merveilles et nous a réellement gâté. Les plats sont exquis et copieux au grand plaisir des grands gaillards qui nous accompagnent et qui se reconnaîtront. Nous passons une très agréable soirée autour de cette table où nous avons retrouvé notre vieux copain "Bacchus", vous savez " Bacchus"… La soirée se termine, les paupières se ferment doucement, Morphée arrive, et les dernières forces nous lâchent et se dispersent…

DODO …

Au réveil tout s’enchaîne très vite. Les vélos sont démontés et rangés comme ils se doivent pour le voyage ; les bagages casés à leur place, car la place est un réel problème quand on est tous dedans. Un excellent petit déjeuner nous est proposé par Mr et Mme Biello. Il n’est pas tard mais nous devons vite partir car la route est longue pour rentrer sur Paris. Un au revoir un peu brutal clos notre bref séjour. On reprend la route mais en mini-bus cette fois.

Le retour est moins exalté qu’à l’aller. Certains récupèrent et dorment par intermittence, d’autres méditent sans doute sur les paysages qui défilent et que l’on va bientôt quitter. Nous sommes tous un peu nostalgiques.

 

Retour 18h30mn au hangar municipal de Fontenay en Parisis. Aurélie, l’amie de Christophe, est là et nous attendait (peut être n’avait elle même pas quitter les lieux depuis notre départ 6 jours auparavant ! J’crois bien qu’elle l’aime fort son Christophe !) Les autres arrivent petit à petit dans un cortège qui annonce la fin toute proche de l’aventure.

On se quitte, ça y est c’est f………….

 

 

Merci à vous tous, fidèles lecteurs de notre belle aventure… Pour conclure cette fantastique aventure, une note d’humour, quelques photos et quelques remerciements .

UN PEU D’HUMOUR DANS CE MONDE DE BRUTE !

Différents prix de consolation ont été octroyé lors de notre périple.Un jury d’honnêtes gens s’est réuni et s’est mis d’accord sur l’attribution des prix suivants :

 Le prix le plus convoité car le plus disputé aura été le : PRIX JEAN RENE GODARD 80

récompensant le coureur le plus régulier dans les descentes et s’étant rapproché le plus de la barre fatidique des 80 km/h dans une descente. Ceci en réponse aux commentaires du même Jean René Godard qui affirme que les pros descendent allègrement les cols à plus de 90 km/h.1er : Frédéric Guffroy 79km/h , qui dément formellement l’affirmation de J.R.

  Le prix le plus épuisant aura été le : PRIX " El-Cabrito " des ALPES  

   récompensant le meilleur grimpeur des "Dames" de Hautes Savoie. Ses envolées solitaires lui auront-ils permis de conclure là haut sur les cîmes des montagnes ? ..  1er Wilfrid Corre

Le prix qui n’a pu être distribué malgré tous les efforts du jury : PRIX DU MEILLEUR JEUNE

récompensant comme son nom l’indique le meilleur jeune. Malgré tous les efforts du jury, ce prix n’a pu être attribué étant donné le grand âge de tous les participants !

MAILLOT VERT :

Prix également impossible à attribuer car il n’y avait pas un mètre de plat sur ce "putain" de parcours ! 

     le prix qui récompense d’une certaine façon le plus combatif : PRIX DE LA COMBATIVITE :   

     le jury est impartial et attribue ce prix à toute l’équipe de la TSF pour avoir à un moment ou à un autre su surpasser la douleur, les bobos, les coups de blues, les maux de genoux, "le mal au cul", etc etc que ce soit individuellement ou en groupe…

Toutefois, 2 personnes dans ce domaine méritent d’être nommées tout particulièrement :

Dimitri :    pour avoir dû surmonter des problèmes gastriques récalcitrants et très gênants qui l’on régulièrement rejeter bien contre son gré à l’arrière de l’ensemble du groupe. Après avoir récupérer un peu, il a enfin réussi à profiter des 2 dernières étapes dans des conditions plus normales.

Frédéric :    pour avoir fait preuve d’un courage et d’une abnégation exemplaire tout au long des différents parcours qu’il a effectué. Quand on sait que la moindre bosse en région parisienne le met en difficulté, il lui en a fallu une sacré dose de combativité pour "aller au bout de ses rêves" !

 et enfin le prix récompensant la meilleure équipe : PRIX D’EQUIPE :

Le prix d’équipe a tout naturellement été remporté par l’équipe ayant été la plus solidaire et ayant montré un esprit de camaraderie sans faille. 1er la Tige de Selle Fontenaysienne, groupe sportif Photoc, sur bicyclette Giant, Look, Orbéa, et les autres….. les 748kms en se serrant les coudes !

l’équipe était formé de Super Mario, Prof Kriss, Fred, Bruno, Jean Michel, Dimitri , Jacquot et Wilfrid

Bravo à tous pour cette merveilleuse prestation de groupe ! 

               LES REMERCIEMENTS

Nous voici à l’heure des traditionnels remerciements.

S’il est vrai que notre histoire n’était au début qu’une simple histoire de potes désirant se défier physiquement et moralement à travers une épreuve sortant de l’ordinaire, nous nous sommes très vite rendus compte de l’importance à travers les nombreux coups de fil reçus, les messages d’encouragements sur internet provenant d’amis, de nos femmes et de nos enfants, des coureurs de la TSF mais également d’autres clubs et même d’autres départements…, et tout simplement en regardant le décompte du nombre de personnes qui se connectaient tous les jours sur la rubrique "la Route des Grandes Alpes TSF 2004" tenue de main de maître par Benoit notre Webmaster, nous nous sommes vite rendu compte donc que son cadre avait très largement franchi les frontières de nos proches et du club. Cette attention toute particulière, je vous l’assure au nom de tous mes camarades, nous a réellement porté et encouragé à passer le cap des difficultés rencontrées sur notre route. Une grande fierté et une grande joie nous accompagnaient à chaque séance de lecture des mails.  

  • Merci donc à tous ceux qui nous avez encouragé, soutenu, porté par vos messages d’amitié, notamment dans vos e-mails .
  • Merci aux parents de Super Mario, pour nous avoir reçu avec autant de gentillesse et de simplicité à la fin de notre périple à Valbonne.
  • Merci à Benoît pour sa grande complicité et pour tout le travail qu’il a effectué chaque jour en direct afin de rendre notre aventure la plus intéressante et crédible possible pour tous les internautes visitant le site de la TSF.
  • Un grand merci à nos femmes et nos enfants qui, en plus de nous encourager chaque jour, nous ont permis de réaliser ce rêve entres copains.
  • Merci à J.Paul Guilloux de Thonon les Bains de nous avoir reçu si chaleureusement dans son restaurant le premier soir et d’avoir pris de nos nouvelles auprès de Fred pendant notre périple.
  • Merci à Bruno Desaintdo pour s’être déplacé spécialement pour nous voir et retrouver ses anciens potes de la TSF.
  • Merci au beau père de Benoît pour nous avoir prêté sa charmante "Rosalie" (la remorque) sans laquelle nous ne serions sans doute jamais partis dans les Alpes faute de place.
  • Merci au club de Fontenay pour nous avoir encouragé tout le long du raid et pour nous avoir aidé financièrement en prenant en charge les frais de carburant du voyage.
  • Merci aux jeunes en haut de l’Izoard pour leur spontanéité, pour leur dynamisme et leurs encouragements délirants. On a passé un excellent moment grâce à eux.  

    Et maintenant, les "spécial thanks" pour les VIP de cette aventure :  

    • Merci à Fred pour son abnégation, pour son sens inné de l’organisation et pour toute la route qu’il a parcouru dans le minibus comme conducteur, tant pendant notre périple, qu’à l’aller et au retour de notre voyage.

     

    De Ga à Dr BRUNO et FRED

    • Merci encore à Mario de nous avoir convaincu de partir avec lui pour faire cette fantastique randonnée qui nous aura beaucoup apporté et appris, et surtout l’envie de recommencer !

     

    De Ga à Dr SUPER MARIO et BRUNO

    • Merci à Dimitri et Jacques pour leur gentillesse naturelle, pour leurs paroles réconfortantes et pour leurs présences amicales dans les moments les plus difficiles.

    De Ga à Dr FRED et JACQUOT

    • Merci à Christophe pour ses exposés techniques et pour ses calculs savants sur la météo et pleins de choses encore. " Mais attention à ton p’tit cœur, OK ! "

    De Ga à Dr Jacquot, Bruno, Kriss et will en arrière plan

    • Merci à Jean Michel pour son dynamisme sans faille et pour son optimisme à toutes épreuves qui n’a jamais fait défaut, sacré boute-en-train le gaillard !

    DE Ga à Dr encore BRUNO  et Jean Michel

    • Merci à Bruno pour ses exposés sur le comportement humain (hihihihi…..) et pour son extraordinaire jovialité malgré la difficulté qu’il rencontrait déjà lui même à hisser sa carcasse angevine en haut des nombreuses difficultés du parcours.
    • Merci à Wilfrid pour la partie technique et logistique du raid, les roads book, pour ses envolées solitaires et pour le bilan final.

     

    • Et pour terminer, merci à tous ceux qui durant le périple ont été au volant du minibus, et qui se sont occupés de toute la logistique humaine et matérielle (photos, bidons, vêtements, casques, roues… ), je nomme Fred, Dimitri Christophe, Jacques, Mario et Bruno. Sans eux, il est évident que le raid n’aurait jamais pu se réaliser dans d’aussi bonnes conditions.

    Bravo également à Jean Michel et Wilfrid pour avoir effectué de bout en bout la totalité de l’itinéraire, ce qui représente un bel exploit physique.

                                                     CONCLUSION

    Voilà qui conclut mon récit sur notre belle aventure… J’en ai déjà beaucoup dit c’est vrai. Aussi je ferais court et simple au nom de tous mes camarades, en vous demandant de méditer sur ces quelques mots : comme les projets naissent souvent du vécu, il reste maintenant à laisser germer les esprits pour que naissent de nouveaux projets. C’est ainsi que l’on termine une histoire et que l'on en recommence une autre...   alors si ça vous dit 

     

                             @ bientôt WILFRID  (wilfrid.corre@gmail.com)

     

     

                                                  

 

     

La "rédac"

 
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